

S'expatrier au Japon pour les Suisses
Visa de travail, logement, fiscalité, sécurité sociale et démarches complètes pour vivre au Japon en tant que Suisse.
before
- Obtenir le Certificate of Eligibility (CoE) via l'employeur
- Déposer la demande de visa au consulat général du Japon à Zurich ou à l'ambassade à Berne
- Contacter la Caisse suisse de compensation (CSC) pour le maintien volontaire AVS
- Organiser le transfert de votre capital LPP vers une institution de libre passage
- Demander la suspension de la LAMal auprès de votre caisse maladie
- Souscrire une assurance santé internationale et rapatriement
- Commander une carte Wise ou Revolut pour les transferts CHF/JPY
- Commander une eSIM pour les premiers jours
- Faire traduire et apostiller les diplômes
- Annoncer votre départ à votre commune (déregistration du contrôle des habitants)
during
- Trouver un logement définitif
- Échanger le permis de conduire suisse
- Préparer la première déclaration fiscale japonaise
arrival
- S'enregistrer à la mairie (carte de résident Zairyu Card)
- S'inscrire à l'assurance maladie nationale japonaise (NHI)
- Ouvrir un compte bancaire japonais (Japan Post Bank)
- Obtenir le My Number
- Souscrire un forfait mobile local
- S'inscrire au registre consulaire de l'ambassade de Suisse à Tokyo
S'expatrier au Japon en tant que Suisse : tout ce qu'il faut savoir
Le Japon séduit chaque année davantage d'expatriés suisses attirés par sa qualité de vie incomparable, sa sécurité et sa culture unique. La communauté suisse au Japon est discrète mais structurée, principalement concentrée à Tokyo et Osaka. Le pays offre un cadre de vie exceptionnel : infrastructure irréprochable, transports ponctuels, gastronomie mondialement reconnue et système de santé très performant.
S'installer au Japon en tant que Suisse demande une préparation rigoureuse. La barrière linguistique, le système de garant pour le logement, la culture du travail japonaise et les spécificités fiscales sont des points essentiels à anticiper avant le départ. La Suisse dispose d'une convention fiscale avec le Japon, mais n'a pas signé d'accord bilatéral de sécurité sociale, ce qui a des conséquences concrètes sur votre couverture sociale et votre prévoyance (LPP, AVS).
Ce guide couvre toutes les étapes : obtention du visa de travail, recherche de logement, affiliation à la sécurité sociale japonaise, fiscalité (convention Suisse-Japon), ouverture de compte bancaire et ressources utiles sur place. Que vous partiez avec un contrat d'expatrié, un contrat local ou en tant qu'indépendant, vous trouverez ici les informations concrètes pour réussir votre installation.
Visas de travail pour les Suisses au Japon
- Passeport suisse valide
- Certificate of Eligibility (CoE) délivré par l'employeur japonais
- Diplôme universitaire ou 10 ans d'expérience professionnelle
- Contrat de travail ou promesse d'embauche
- Photo d'identité (4,5 x 4,5 cm)
- Formulaire de demande de visa complété
Pour travailler au Japon en tant que ressortissant suisse, vous devez obtenir un visa de travail. La procédure commence toujours par un Certificate of Eligibility (CoE), demandé par votre employeur japonais auprès de l'Immigration Bureau. Voici les principales catégories disponibles :
Engineer / Specialist in Humanities / International Services
C'est le visa le plus courant pour les professionnels étrangers. Il couvre trois domaines : les ingénieurs, développeurs et chercheurs en sciences naturelles (Engineer) ; les profils en droit, économie, comptabilité ou marketing (Specialist in Humanities) ; et les traducteurs, interprètes, enseignants de langues, designers et chargés de relations publiques (International Services).
Conditions : diplôme universitaire dans le domaine concerné, ou 10 ans d'expérience professionnelle (3 ans pour les services internationaux). Le salaire doit être au moins équivalent à celui d'un Japonais occupant le même poste.
Highly Skilled Professional (HSP)
Ce visa à points est destiné aux profils très qualifiés. Un score de 70 points ou plus donne accès à des avantages significatifs : le conjoint peut travailler, les parents peuvent rejoindre le foyer. Avec 80 points ou plus, la résidence permanente est accessible après seulement 1 an au lieu de 10. Les critères incluent le diplôme, le salaire annuel, l'âge, l'expérience, et un bonus si l'université figure dans certains classements internationaux. Les diplômes des hautes écoles suisses (EPFL, ETH, HEC Lausanne) sont bien reconnus dans ce système de points.
Business Manager
Ce visa permet de créer ou gérer une entreprise au Japon. Il exige un investissement minimum de 5 millions de yens (environ 50 000 CHF) ou l'embauche de 2 salariés à temps plein, ainsi qu'un bureau physique au Japon.
Autres options
Le PVT (18-30 ans) offre 12 mois avec travail accessoire autorisé dans le cadre de l'accord de vacances-travail entre la Suisse et le Japon. Le quota annuel est limité, anticipez la demande au maximum car les places partent rapidement.
Le visa conjoint permet un accès libre au marché du travail si votre partenaire est japonais(e). Le transfert intra-entreprise concerne les mutations au sein d'un même groupe international, une option fréquente pour les multinationales suisses présentes au Japon (Nestlé, Novartis, Roche, ABB, etc.).
Conseil : commencez la procédure au moins 3 à 4 mois avant la date de départ souhaitée. Le CoE prend 1 à 3 mois, puis le visa est délivré en 5 à 7 jours ouvrables au consulat général du Japon à Zurich ou à l'ambassade à Berne.
Coût de la vie pour un expatrié au Japon
- Studio en banlieue (30-40 min du centre)
- Cuisine maison + konbini
- Transports en commun (pass mensuel ~80 EUR)
- Vie sociale modérée
- Appartement 1LDK en zone résidentielle
- Mix restaurants + cuisine maison
- Abonnement salle de sport
- Sorties régulières, voyages internes
- Appartement 2-3LDK en quartier familial
- École internationale (~15 000 EUR/an/enfant)
- Voiture ou transports + taxis
- Assurance santé complémentaire privée internationale
Coût de la vie pour un expatrié suisse au Japon
Pour un Suisse habitué au coût de la vie à Zurich ou Genève, le Japon est généralement moins cher, même à Tokyo. Le taux de change CHF/JPY favorable renforce cet avantage. La qualité des services, la propreté et l'efficacité de l'infrastructure rappellent par bien des aspects ce que les Suisses apprécient dans leur pays.
Logement : le poste principal
Le logement représente le poste de dépenses le plus important. Plusieurs spécificités japonaises sont à connaître : le key money (reikin) est un cadeau non remboursable au propriétaire, généralement de 1 à 2 mois de loyer, même si de plus en plus d'appartements dits "foreigner-friendly" l'ont supprimé. Le dépôt de garantie (shikikin) représente 1 à 2 mois, remboursable à la sortie moins les frais de nettoyage (20 000 à 50 000 ¥). Les frais d'agence peuvent atteindre 1 mois de loyer plus taxe. Un garant (hoshonin) est obligatoire : les étrangers utilisent généralement une société de garantie représentant 30 à 100% d'un mois de loyer.
Prévoyez 4 à 7 mois de loyer avant d'emménager. Un studio à Tokyo coûte 700 à 1 200 EUR par mois. À Osaka ou Fukuoka, comptez 500 à 800 EUR. Ces montants restent très inférieurs aux loyers zurichois ou genevois pour une surface équivalente.
Astuce : les logements UR (Urban Renaissance Agency) et JKK Tokyo ne demandent ni key money, ni frais de renouvellement, ni commission d'agence. Une option idéale pour bien démarrer.
Autres postes
L'alimentation représente 300 à 500 EUR par mois. Les supermarchés sont très abordables et un repas au restaurant coûte entre 6 et 15 EUR, bien en dessous des prix suisses. Le pass mensuel de transports revient à 60 à 120 EUR selon la distance domicile-travail, poste souvent remboursé par l'employeur. La cotisation à l'assurance maladie nationale japonaise (NHI) représente environ 8 à 10% du revenu, avec une couverture à 70% des frais médicaux. Sans accord bilatéral avec la Suisse, une assurance complémentaire privée internationale est fortement recommandée.
Coworkings et espaces de travail
Internet, téléphonie et vie numérique au Japon
Le Japon dispose d'une infrastructure numérique excellente, avec quelques particularités à connaître pour les expatriés.
Internet fixe
La fibre optique (FTTH) est largement disponible. Les opérateurs principaux sont NTT Flet's, au Hikari et SoftBank Hikari. Comptez environ 4 000 à 5 000 ¥ par mois (25 à 30 EUR) pour du 1 Gbps. L'installation prend 2 à 4 semaines et nécessite parfois l'accord du propriétaire.
Téléphonie mobile
Les grands opérateurs (NTT Docomo, au (KDDI), SoftBank) proposent des forfaits complets à 5 000 à 8 000 ¥ par mois. Les MVNO low-cost comme IIJmio, Rakuten Mobile ou Y!mobile offrent des forfaits data illimitée dès 2 000 à 3 000 ¥ par mois et sont recommandés pour les expatriés. Les premiers mois, une eSIM prépayée ou Sakura Mobile (sans besoin de carte de résident) est la solution la plus simple.
Compte bancaire et paiement
L'ouverture d'un compte bancaire au Japon peut être complexe les premiers mois. Japan Post Bank (Yucho Ginko) est la plus accessible pour les étrangers, avec une ouverture possible dès l'obtention de la carte de résident. Shinsei Bank propose une interface en anglais, une carte de débit internationale et une ouverture simplifiée. SMBC Prestia est une banque multidevise avec des services en anglais, bien adaptée aux expatriés. Wise et Revolut sont recommandés en complément pour les transferts CHF/JPY à faible coût, une alternative bien plus avantageuse que les frais bancaires suisses traditionnels.
Astuce : le Japon reste une société qui utilise beaucoup le cash. Certains restaurants et commerces locaux n'acceptent pas les cartes. Gardez toujours du liquide sur vous.
Internet, banque et vie pratique au Japon
La connectivité internet est un critère essentiel pour les expatriations. Achetez une eSIM avant votre départ.
Vitesse moyenne: 200 Mbps
Fiscalité et sécurité sociale pour les Suisses au Japon
Convention fiscale Suisse-Japon
La Suisse et le Japon ont signé une convention préventive de double imposition (en vigueur depuis 1971, révisée depuis). En tant que résident fiscal japonais, vos revenus japonais sont imposés au Japon. Vos revenus de source suisse (dividendes, revenus immobiliers, intérêts) peuvent faire l'objet d'une retenue à la source en Suisse, partiellement récupérable selon les dispositions de la convention. Il est essentiel d'établir clairement votre résidence fiscale dès le départ, notamment vis-à-vis de votre canton de domicile.
Impôt sur le revenu au Japon
Le système fiscal japonais est progressif. L'impôt national varie de 5% à 45% selon les tranches, auquel s'ajoute une surtaxe de reconstruction de 2,1% jusqu'en 2037. L'impôt local (jumin-zei) représente environ 10% fixe sur le revenu. Pour un salaire de 5 millions de yens (environ 30 000 EUR), comptez environ 20 à 25% d'imposition globale. Ce taux reste inférieur à la charge fiscale combinée (fédérale, cantonale, communale) de la plupart des cantons suisses pour un revenu équivalent.
Statut de résident fiscal
En dessous d'un an de présence au Japon, vous êtes considéré comme non-résident et imposé uniquement sur vos revenus de source japonaise à 20,42%. Entre 1 et 5 ans, vous êtes résident non-permanent et imposé sur vos revenus japonais ainsi que sur vos revenus étrangers rapatriés au Japon. Au-delà de 5 ans, vous êtes résident permanent fiscal et imposé sur l'ensemble de vos revenus mondiaux, comme un contribuable japonais.
Sécurité sociale : point d'attention majeur pour les Suisses
La Suisse n'a pas signé d'accord de sécurité sociale avec le Japon. Voici les conséquences concrètes à anticiper :
En contrat local, vous cotisez obligatoirement au régime japonais (NHI et nenkin). Ces cotisations ne sont pas automatiquement transférables vers l'AVS ou votre caisse de pension LPP.
Concernant l'AVS, il est possible de cotiser volontairement à l'AVS depuis l'étranger si vous avez résidé ou travaillé en Suisse pendant au moins 5 ans consécutifs avant votre départ. Cela vous permet de maintenir vos droits à la retraite suisse. Renseignez-vous auprès de la Caisse suisse de compensation (CSC) à Genève.
Concernant la LPP (prévoyance professionnelle, 2e pilier), votre capital peut être maintenu dans une institution de libre passage ou retiré en cas de départ définitif hors de l'espace UE/AELE. Le retrait anticipe est soumis à un impôt à la source en Suisse.
Concernant la LAMal, l'obligation de s'affilier à une caisse maladie suisse peut être suspendue dès 3 mois de résidence à l'étranger, sur demande auprès de votre caisse. Une assurance maladie internationale privée est fortement recommandée en complément du NHI japonais.
En ce qui concerne le remboursement du nenkin, si vous quittez le Japon définitivement, vous pouvez demander le remboursement partiel de vos cotisations retraite japonaises (lump-sum withdrawal), plafonné à 36 mois et soumis à une retenue fiscale de 20,42%.
Conseil pratique : avant le départ, consultez votre caisse de pension, la Caisse suisse de compensation et un conseiller fiscal spécialisé en expatriation. La planification de la prévoyance est un enjeu particulièrement important pour les Suisses, qui bénéficient d'un système de retraite parmi les plus solides au monde.
Démarches pour s'installer au Japon
Avant le départ (3-6 mois avant)
- Obtenir une offre d'emploi ou un sponsor au Japon
- Demander le Certificate of Eligibility (CoE) via l'employeur (1-3 mois)
- Déposer la demande de visa au consulat général du Japon à Zurich ou à l'ambassade à Berne (5-7 jours)
- Souscrire une assurance rapatriement et santé internationale pour le transit
- Contacter votre caisse de compensation AVS et votre caisse de pension LPP pour clarifier votre situation
- Décider du maintien ou de la résiliation de votre affiliation LAMal (obligation levée dès 3 mois à l'étranger sur demande)
- Envisager une assurance expat privée pour compenser l'absence d'accord bilatéral de sécurité sociale
- Prévenir votre banque suisse, commander une carte Wise ou Revolut
- Faire traduire et apostiller les diplômes si nécessaire
- Annoncer votre départ à votre commune de domicile (déregistration du contrôle des habitants)
À l'arrivée (premières semaines)
- S'enregistrer à la mairie pour obtenir la carte de résident (Zairyu Card)
- S'inscrire à l'assurance maladie nationale japonaise (NHI) et à la retraite (nenkin)
- Ouvrir un compte bancaire (Japan Post Bank ou Shinsei Bank)
- Obtenir un numéro My Number (identifiant fiscal et social)
- Souscrire un forfait mobile (eSIM ou opérateur local)
- S'inscrire au registre consulaire de l'ambassade de Suisse à Tokyo
- Trouver un logement définitif (agence immobilière ou UR Housing)
Installation durable
- Obtenir le permis de conduire japonais (échange possible pour les Suisses)
- S'inscrire à l'école pour les enfants (école publique japonaise ou internationale)
- Déclarer ses revenus (déclaration fiscale japonaise avant le 15 mars chaque année)
- Renouveler le visa avant expiration (3 mois avant la date limite)
- Cotiser au nenkin et bien documenter vos trimestres pour un éventuel remboursement partiel au départ
- Envisager la demande de résidence permanente après 10 ans (ou 1 an avec HSP 80+)
Avantages et défis de l'expatriation au Japon
Avantages
- Sécurité exceptionnelle : taux de criminalité parmi les plus bas au monde, une qualité comparable à ce que les Suisses apprécient chez eux
- Système de santé performant et accessible : couverture à 70% par le NHI, hôpitaux modernes et délais d'attente courts
- Qualité de vie unique : gastronomie mondialement reconnue, onsen, nature préservée, culture fascinante
- Transports en commun impeccables : ponctualité légendaire, propreté irréprochable, couverture nationale via le shinkansen
- Infrastructure remarquable : services disponibles 24h/24, propreté exemplaire dans les espaces publics
- Échange du permis de conduire suisse possible sans repasser l'examen théorique ni pratique
- Coût de la vie inférieur à Zurich ou Genève pour un niveau de confort équivalent
- Communauté internationale structurée et active, avec des groupes francophones et germanophones présents à Tokyo et Osaka
Points d'attention
- Barrière de la langue : le japonais est indispensable pour le quotidien. Un niveau JLPT N2 est recommandé pour un emploi en entreprise japonaise
- Absence d'accord de sécurité sociale Suisse-Japon : vous cotisez au régime japonais sans portabilité automatique vers l'AVS, la LPP ou la LAMal
- Culture du travail intense : heures supplémentaires fréquentes, pression sociale au conformisme, même si cela évolue progressivement
- Logement : système complexe avec key money, garant obligatoire et frais initiaux représentant 4 à 7 mois de loyer
- Bureaucratie lourde : les démarches administratives sont souvent papier, en japonais, et nécessitent des déplacements en personne
- Isolement possible : la culture japonaise valorise la réserve. Se faire des amis japonais proches prend du temps
- Décalage horaire important avec la Suisse (-7h/-8h) : difficile de maintenir le contact en temps réel avec la famille
- Naturalisation quasi impossible : le Japon ne reconnaît pas la double nationalité. La résidence permanente est l'objectif réaliste pour la plupart des expatriés
- Marché de l'emploi pour étrangers concentré dans les grandes villes et certains secteurs : IT, finance, pharma, enseignement, luxe
Communauté suisse et ressources au Japon
Groupes et communautés
Le visa le plus courant est le visa Engineer/Specialist in Humanities/International Services, qui nécessite un employeur sponsor et un diplôme universitaire (ou 10 ans d'expérience). Le visa Highly Skilled Professional (HSP) offre des avantages supplémentaires pour les profils très qualifiés, et les diplômes de l'EPFL ou de l'ETH sont bien valorisés dans le système de points. Le PVT est accessible aux 18-30 ans dans le cadre de l'accord Suisse-Japon. Le visa Business Manager permet de créer une entreprise avec un investissement minimum de 5 millions de yens.
C'est fortement recommandé. Pour un emploi en entreprise japonaise, le niveau JLPT N2 est généralement attendu. Dans les secteurs IT, pharma, finance internationale ou enseignement, l'anglais peut suffire au travail, mais le japonais reste indispensable pour la vie quotidienne (administratif, logement, médecin). Les multinationales suisses présentes au Japon (Nestlé, Novartis, Roche, ABB) fonctionnent souvent en anglais en interne.
La Suisse n'a pas signé d'accord de sécurité sociale avec le Japon. En contrat local, vous cotisez au régime japonais (NHI et nenkin) sans portabilité automatique vers l'AVS ou la LPP. Il est possible de cotiser volontairement à l'AVS depuis l'étranger si vous avez résidé en Suisse pendant au moins 5 ans. Votre capital LPP peut être transféré dans une institution de libre passage. La LAMal peut être suspendue dès 3 mois à l'étranger. Une assurance maladie internationale privée est fortement recommandée.
À Tokyo, un studio (1K) coûte 700 à 1 200 EUR par mois, un 1LDK (T2) entre 1 000 et 1 800 EUR. À Osaka, comptez 20 à 30% moins cher. Ces montants sont très inférieurs aux loyers zurichois ou genevois. Attention aux frais initiaux : key money (1-2 mois), dépôt (1-2 mois), frais d'agence (1 mois), société de garantie. Total initial : 4 à 7 mois de loyer. Les logements UR (publics) n'ont pas de key money.
Oui, la Suisse fait partie des pays dont le permis est échangeable au Japon sans repasser l'examen théorique ni pratique. La procédure se fait au centre des permis de votre préfecture. Documents nécessaires : permis suisse, traduction officielle, carte de résident, photo. Attention : le permis international seul n'est valable qu'un an au Japon.
Les principaux canaux sont GaijinPot Jobs, Daijob, LinkedIn Japan et Indeed Japan. Les secteurs qui recrutent des profils suisses : IT, finance, pharma et life sciences, luxe horloger, enseignement des langues, ingénierie. Les multinationales suisses implantées au Japon (Nestlé, Novartis, Roche, Swatch, ABB, Zurich Insurance) constituent un débouché privilégié. Le réseautage via la Chambre de commerce suisse au Japon (SwissCham Japan) est particulièrement efficace.
Le salaire moyen pour un expatrié qualifié est de 4 à 6 millions de yens par an (24 000 à 36 000 EUR). Les profils senior en IT, pharma ou finance peuvent atteindre 8 à 12 millions de yens (48 000 à 72 000 EUR). Ces niveaux restent inférieurs aux salaires suisses dans les mêmes secteurs, mais le coût de la vie au Japon est sensiblement plus bas. Les contrats d'expatriation avec package (logement, école des enfants) sont plus avantageux mais de plus en plus rares.
Oui, après 10 ans de résidence continue au Japon avec un visa de travail (dont 5 ans avec le visa actuel). Le visa Highly Skilled Professional (HSP) accélère le processus : 3 ans avec 70 points ou plus, ou seulement 1 an avec 80 points ou plus. La résidence permanente donne un accès libre au marché du travail et supprime l'obligation de renouveler le visa. La naturalisation est également possible après 5 ans, mais le Japon exige de renoncer à la nationalité suisse, ce que peu d'expatriés acceptent.